Pain de singe

Nous l’avions d’abord connu par son jus, goûté un soir au hasard d’une soirée à Bamako, doux et sucré. Puis nous l’avions aperçu, pendouillant au bout de sa longue tige, du haut des branches biscornues des baobabs si nombreux dans la brousse s’étendant de part et d’autre des routes maliennes. Nos récentes sorties à l’intérieur du pays nous ont permis de l’approcher de plus près et même d’y goûter. Une écorce dure comme du bois, recouverte d’un duvet vert  pomme légèrement urticant… Et à l’intérieur une chair toute déshydratée, entourant des petites graines noires. Ca se suce par petits morceaux, comme des bonbons. Sucré-acidulé, plutôt agréable en fait !

 

Et ce n’est que l’un des atouts du baobab : comme dans le cochon, (presque) tout est bon ! Les fibres de l’écorce, très résistantes, utilisées pour tresser des cordes (notamment au pays dogon) ; les feuilles, intégrées dans la sauce du tô (la pâte de mil qui constitue le repas quotidien de nombreux Maliens) ; les fruits, consommés tels quels ou en jus (à savoir, ils contiennent 2 fois plus de calcium que le lait !) ; les graines, consommées grillées. Seul le bois est inutile, car gorgé d’eau…

 

En plus de tout cela, il a du charme. Que serait la brousse sans ce géant biscornu, au tronc massif et aux branches tordues et griffues ?...

 

[Pour continuer sur la piste végétale – il y a beaucoup à dire, car les Africains connaissent et exploitent quotidiennement les vertus des arbres et plantes qui les entourent -, allez lire notre article consacré au bogolan ici !]

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Commentaires : 1
  • #1

    Kenneth (jeudi, 19 juillet 2012 16:56)

    will come back soon